Homosexualite 2

 

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Avouer son homosexualité?

J'ai plusieurs ami(e)s homosexuel(les) qui se demandent si elles/ils doivent encore le cacher à l'heure actuelle. Vie privée, professionnelle, peuvent-elles/ils le dire sans risque? Quelle serait votre réaction en tant qu'ami, que parents, qu'employeur? Etes-vous passé par là?

Il est nécessaire d avouer son homosexualité. Je ne suis pas homo, mais j ai un ami qui l est et qui est libéré depuis qu il l as dit. Un proverbe dit, "pour vivre bien, vivons caché", celui qui a dit sa aurait du se taire.... Certes il existe encore aujourd'hui certaines personnes ne pouvant supporter l'homosexualité, mais dans pour la plupart des gens, elle est accepté. Alors messieurs, ne vous taisez pas, pourquoi taire sa sexualité, juste pour le bon-vouloir des autres? ne faites pas sa ou vous ne vivrez pas heureux.

Je pense qu'in ne faut pas avoir honte de nos préférences sexuelles. Tel aimera une femme quand tel préferera un homme. Pour ma part je pense que du moment qu'un couple est heureux, le fait qu'il soit homosexuel ou non n'a aucune importance. Tu vois il existe des couples hétéros qui se détestent, se batent, qui ne s'aiment plus; et de l'autre coté on voit des couples homos qui s'aiment à la folie, qui feraient n'importe quoi l'un pour l'autre. Alors moi je dis merde à tous ces murs, tous ces préjugés, et je dis vivent l'amour :)!!!!!

Je pense qu'il est plus sage et plus respectueux envers ton frêre de le laisser venir à toi et ne t'inquiète pas, au vu de ton ouverture d'esprit, il le fera le moment venu.

Sympa d'avoir une soeur sur qui pouvoir reposer non pas "ce problème", mais pour pouvoir en discuter et enfin dire les choses ressenties par le regard des autres.
Sache que si il en souffre (ou en souffrira)ça sera et je dis bien en partie du regard et jugement des autres.

Je suis homo et tout à fait assumé point de vue famille et boulot et je vis avec mon ami depuis une année et cela est un véritable bonheur et ne plus devoir cacher quoique ce soit pour être heureux.

Merci à toi de te préoccuper de ton frêre et il saura te remercier un jour.
Bisous

Je peux peut-etre juste te raconter un ptit bout d'une belle histoire. Un ami que j'ai rencontré il y a une 10zaine d'année est homo. Jusqu'il y a peu de temps, il ne me l'a jamais dit et moi jamais demandé. En fait, vu que je lui parlais de mes mecs et lui jamais de ses nanas, j'avais conclu que il devait aussi avoir des mecs. Notre relation est pleine de complicité et d'amitié, on parle de tout... J'ai jamais posé la question car en fait je m'en fous de sa vie au lit, mais en mangeant un soir ensemble, il m'a dit heu faut que j'apelle le pote chez qui je dors ce soir pour lui dire que je rentre tard. J'ai ok. Ensuite il a ajouté qu'en fait c'était son homme et qu'ils étaient ensemble depuis 6 mois. La seule pensée que j'ai eu c'étais de ne pas le connaitre et donc de ne pas pouvoir me réjouir de leur bonheur. Je crois que c'est à chacun de décidé si et quand il veut le dire. Ce qui ne t'empèche pas de lui offrire des ouvertures ou des moments propices à en parler. Cet ami dont je parle a emménager avec son copain. Et il n'a jamais dit clairement son attirance pour les hommes à ces parents avec qui il a pourtant de très bonnes relations. Ils les invitent à manger chez eux et tout et tout. Il se dit que pour ces parents c'est plus facil à gérer si ce n'est pas exprimer. Quelque part c'est leur choix de se rendre compte de son homosexualité ou non. On ne voit que ce qu'on veut voir.

Je crois que le sujet est délicat pour ceux qui ne sont pas homo surtout et ma façon de voir les chose est d'en parler le plus naturellement possible. Et de lui pose franchement la question.
Je ne sais pas si je te suis d'une grande aide, mais j'ai essayé.

Mes meilleures pensées à ton frère.

 

Assumer son homosexualité : facile ? difficile ?

 

 

 

 

 

 

« Assumer son homosexualité » : tel était le thème choisi pour le groupe de parole organisé le 28 avril dernier. Nous étions une vingtaine autour de la table, réunis pour partager nos expériences et nos sentiments autour de Daniel, l’animateur de la soirée. Vu l’affluence, il n’a guère été possible de répondre à toutes les attentes individuelles, mais chacun a eu l’occasion de s’exprimer et de se sentir écouté. Au terme des débats, la majorité des participants se disaient intéressés à renouveler l’expérience dans des conditions similaires. Que retenir de ces premiers échanges ? Avant tout, à mon avis, l’enrichissement que chacun des participants a pu en retirer, ne fût-ce que par la possibilité de confronter leur propre expérience avec celles d’autrui. Sur le fond, on a surtout insisté sur la distinction fondamentale à faire entre le regard que nous portons sur notre propre homosexualité (« assumer ‘pour soi’ », « vivre son homosexualité ») et celui que les autres portent sur nous (« accepter ‘le regard des autres’ », « besoin d’être ‘reconnu’ par la société »). Plusieurs témoignages se sont accordés pour dire qu’une fois assumé le premier aspect (le plus difficile), le second apparaissait bien moins problématique (« quand j’ai franchi le pas, tous mes amis l’ont su », « c’est quand je me suis senti bien par rapport à moi-même que je me suis senti bien par rapport aux autres »). Attention toutefois au cercle vicieux : c’est parfois précisément le regard d’autrui qui m’empêche de m’accepter (« je suis passé par une phase de déni à cause de mon éducation catholique », « j’avais peur que les autres me rejettent »). De ce point de vue, les gays bénéficient-ils globalement d’un regard plus compréhensif aujourd’hui qu’autrefois ? Il est difficile de généraliser : peut-être s’agit-il moins d’une question de génération que d’une question de milieu social et de circulation de l’information ? Il faudrait encore distinguer entre les regards portés par la famille (« maman ne l’a jamais accepté »), les amis (« il est important d’être accepté par ceux avec qui on a un lien affectif ») et le milieu professionnel (« en tant que petit indépendant, je ne peux pas prendre le risque de perdre ma clientèle »)… Même en l’absence de réactions hostiles, l’hétérosexualité reste généralement perçue comme une « norme », au moins implicite (« cet a priori des gens m’agace »). Et il ne suffit pas d’être accepté par les autres pour s’accepter soi-même (« je suis respecté par ma famille, mais par rapport à moi, c’est plus difficile… notamment quant au fait de ne pas avoir d’enfants… »). Les degrés de l’acceptation varient au gré des expériences individuelles et évoluent avec le temps. Certains tabous (en particulier religieux) continuent à peser bien lourd et créent parfois des tensions parfois ingérables entre ‘désir’ et ‘interdit’. Des témoignages nous ont rappelé qu’on peut mettre plus de quinze ans avant d’assumer, tenter de se marier, avoir des enfants… On a fait remarquer en outre qu’oser prendre part au groupe de parole présupposait une certaine dose d’acceptation (« ceux qui sont ici sont ceux qui s’acceptent »), mais il arrive encore, hélas, que certaines acceptations ne se fassent qu’à contrecœur : « si je pouvais renaître, j’aimerais renaître hétéro », « j’aimerais bien ne pas recommencer dans cette voie.

                   

                                                                                  

 

 

 

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